PAR ALEXIA GRUSON, DIRECTRICE DU DÉVELOPPEMENT EUROPE
Avec plus de 380 000 événements d’entreprises organisés chaque année en France et 77 millions de participants recensés, l’événementiel confirme son rôle central dans les stratégies de communication [1]. Le marché des événements virtuels connaît une croissance rapide, passant de 3,6 milliards de dollars en 2024 à près de 11 milliards attendus en 2030, soit un taux de croissance annuel de 20,5 % [2]. Dans ce contexte, le présentiel ne disparaît pas, il se réinvente, enrichi par des dispositifs digitaux devenus indispensables pour étendre l’audience, prolonger l’impact et maximiser la performance des événements.
UN RETOUR EN FORCE DU PRÉSENTIEL… MAIS SOUS TENSION
Après plusieurs années marquées par les restrictions sanitaires, 2025 a confirmé le retour en puissance de l’événementiel physique. Porté par le rebond des salons professionnels et le retour des audiences internationales, le secteur retrouve une dynamique soutenue. En France, il constitue un levier économique majeur, avec 34,5 milliards d’euros de flux d’affaires générés chaque année, et s’impose plus que jamais comme un outil stratégique pour les entreprises en quête de visibilité, de rencontres qualifiées et de développement à l’international.
Les grands événements récents, à commencer par les Jeux Olympiques de Paris 2024, ont démontré la capacité de la France à concevoir des dispositifs spectaculaires, fédérateurs et à forte portée médiatique. Dans leur sillage, salons professionnels et événements de marques ont retrouvé une dynamique positive, portée par un besoin renouvelé de rencontres, d’expériences et de lien humain.
Pour autant, le retour du présentiel ne garantit pas que les événements touchent un public suffisamment large. Selon l’Unimev, l’instabilité économique et politique tend à ralentir certaines prises de décision, notamment côté événements d’entreprises, avec des budgets parfois plus prudents et des cycles de planification plus courts. Dans ce contexte, les marques attendent désormais davantage de leurs événements : plus d’impact, plus de portée, plus de mesurabilité.
Car au-delà de la performance “dans la salle”, une nouvelle exigence s’impose progressivement : celle d’un événement capable de vivre avant, pendant et après sa tenue et surtout, bien au-delà de son audience physique.
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